Petite fin de journée : le chef est parti, on n’est plus que trois dans la rédaction, j’ai mis la radio (pas à fond quand même), j’avance sur mes papiers mais y’a no stress (ah, le rythme « mensuel ») et j’ai l’estomac un peu lourd (c’est les frites de midi qui valaient bien celles du ru).
Des petites choses toutes bêtes me traversent l’esprit, du genre « y faut que je pense à arroser le jardin ce soir », des choses plus angoissantes aussi, comme « quel bon repas équilibré vais-je préparer pour mon petit garçon, sachant que je disposerai de quelques dix quinze minutes pour mitonner ça et que j’aurai plutôt envie d’aller me promener, de lire une histoire ou de jouer aux cubes (ben oui, ben oui…) », mais aussi des choses douces et rassurantes « ah, mais quelqu’un de bien intentionné aura peut-être pensé à préparer la tambouille »…
Bref, en cette fin de journée, rien – un petit rien tout léger, tout sympa à porter -, oui, rien qui puisse rivaliser avec vos vies trépidantes de stagiaires à la capitale, quoi ! Mais demain, qui sait ?
J’aime ce billet qui respire ce que je ressentais en mai… j’espère que tu peux te permettre de passer du temps avec ton bout de chou !
Tu sais, je suis bien contente d’en avoir fini avec “ma vie trépidante de stagiaire à la capitale” (le métro puant, la foule tout le temps, la chaleur insupportable, le boulot morne, le logement pourri, les conférences de presse snobs, les collègues hautains) pour aller tranquillement dans une petite rédac de PQR!
Profite bien de ton stage, bisous à toi et Martin.